Festival Merci Les Potes 2018

Résumé photographique d'une belle semaine au Festival Merci Les Potes

Didier Porte, Vincent Roca

3 juillet

Les Canassons:

Ouverture du festival en chansons avec ce groupe local composé essentiellement d’enseignants. Reprenant une grande variété de chansons avec humour et gaieté, c’est un groupe frais, haut en couleur et débordant d’énergie qui a fait une première partie de soirée à l’image du festival.

Didier Porte:

Chroniqueur, tête pensante, un homme aux textes solidement ciselés dans l’anti-conformisme, la contestation avec un humour certain. Plus encore que des mots, un spectacle, c’était avant tout un personnage.

Vincent ROCA:

« Il est le prince du verbe, du bon mot, de la jonglerie textuelle à l’écoute de laquelle il est impératif de rester concentrer au risque de se retrouver sur un quai de gare un jour de grève » Daniel Gros. Ce fut pour moi un défi de retranscrire en photographie l’énergie et l’élégance qui se dégageaient de lui, de ses paroles. Une jolie leçon de français.

« …faisant passer leur art par la noblesse de l’humour. » Daniel Gros


Les Blue Jean Society, Gérard Morel, Bernard Joyet

4 juillet

La soirée avait commencé par un joli concert avec L’harmonie de l’écho de Charbonnière. Eric Lanoe et Daniel Gros les ont ensuite rejoint pour rendre hommage à Jacques Brel et au non moins célèbre Léo Ferré. Un concert amateur de grande qualité.

Les Blue Jean Society:

Composé de Manu Lods, Franck Mermillod et Baudouin Claessens, le groupe s’est reformé le temps de cette soirée (ce qui n’étais pas arrivé depuis bien longtemps) et nous ont dévoilé un répertoire de chansons humoristiques accompagné d’un jeu de scène énergique. Un trio du passé toujours très actuel qui n’a rien perdu de sa fraîcheur.

Gérard Morel:

Parfois chroniqueur radio, Gérard Morel est avant tout homme de théâtre, « il s’est mis à la chanson suite à un pari mais pas si stupide car depuis il nous enchante des ses complaintes pour la plupart drôlatiques… »Daniel Gros. Son humour, sa voix empreinte de douceur, le tout porté par sa forte présence scénique nous a offert beau spectacle tout en simplicité.

Bernard Joyet:

Pour les plus anciens, c’était le Joyet de “Joyet et Roll mops”, duo qui a écumé et fait rire aux larmes les salles de France et d’ailleurs. Juliette Noureddine (Victoires de la musique 2006) dit de lui:”Bernard Joyet est un auteur dont je n’hésite pas à dire qu’il est majeur, dans ce monde parfois tellement superficiel de la chanson. Chanter les chansons de Bernard, c’est avoir sous la dent de quoi mâcher, des mots, des allitérations, des jeux de rimes qu’on aimerait avoir trouvés soi-même ». Accompagné au piano par la talentueuse  Clélia Bressat-Blum, c’est sur une très belle note que s’est terminée cette deuxième journée du festival merci les potes.

 


Jean-Michel Matteï, Compagnie L’œil De La Percée

5 juillet

Atelier théâtre du collège de la Lauzière:

Quand les héros des contes de notre enfance se côtoient, se rencontrent, se croisent, se téléscopent, s’affrontent, quand l’imaginaire se mélange au réel, tout est possible. C’est le spectacles que les élèves du collège de La Lauzière nous ont offert en première partie de soirée. Suivient de près par Robert Laurent et les élèves de l’école d’accordéon.

Jean-Michel Matteï:

Connu pour ses spectacles « du terroir », Jean-Michel Matteï nous a présenté ce soir là son nouveau spectacle A.O.C, écrit et mis en scène par le non moins célèbre Pierre Louis Lanier (« pleureuses »). Un sketch très « couleurs locales » avec une humour juste parsemé de réflexions sur notre société, la vie. Son jeu d’acteur aura sans aucun doute  conquis le plus grand nombre ce soir là.

La Compagnie L’oeil de la percée.

Jean Marc Druet (metteur en scène) accompagné de six comédiennes de la compagnie, nous ont présenté en deuxième partie de soirée une pièce bien connue, « Le cimetière des éléphants ». Ensemble, ils ont su faire revivre les personnages avec un décor et des costumes soignés, une mise en scène mêlant habilement l’humour au drame. Une pièce de plus de deux heures, passionnante, qui a capté l’attention et l’envie d’un publique comme rarement.


Gilles Arbona, Serge Papagalli, Daniel GROS

6 juillet

Yves Pasquier:

Yves Pasquier a commencé cette soirée avec son premier spectacle inspiré de ces écrits et mis en scène par Daniel Gros, c’est ainsi que sont nés les « Récits d’Yves ». Des textes écrits et joués avec humour, poésie, et surtout avec passion. Une très belle première expérience.

Serge Papagalli, Gilles Arbona, Daniel Gros:

La deuxième partie de soirée a commencé sur les chapeaux de roues avec la soirée des « Gros potes »,3 monologues de Gilles Arbona, Serge Papagalli, et Daniel Gros.

Leur forte présence, leur talent, leur convivialité illustraient à merveille ce qu’est le Festival Merci Les Potes et pourquoi il à été créé. L’un apprend, un texte de Tchékov (Arbona), l’autre ré-apprend un texte de lui même (Papagalli), ensemble ils ont improvisé, riant les uns des autres. Outre la qualité d’un spectacle avec trois grands comédiens, c’était un réel plaisir de voir et participer à cette belle amitié qui les lie.


Compagnie du Brasero Nocturne, Compagnie Monsieur K, Antonia Flamenco

7 juillet

Flash Mob:

La soirée à débuté en danse et musique sur un flash mob, avec l’apprentissage de quelques pas de Flamenco avec les danseuses d’Antonia Flamenco qui nous ont invité à les rejoindre dans la bonne humeur et la convivialité.

Les Soliloques du pauvre:

Après les magnifiques ballades poétiques autour de la vie de J.J. Rousseau proposées pendant les 2 premières saisons par la Cie “Le Braséro Nocturne”, Yves Bornu nous revient avec des textes de Jéhan Rictus écrits il y a plus de 2 siècles, “les soliloques du pauvre ». Ce fut une interprétation prenante au milieu même du publique, le prenant à partie et à témoin, illustrant tristement les soliloques d’un sans-abri contraint d’errer dans Paris. Une pièce simple et pourtant magistrale dans son interprétation.

Juste avant que la glace ne cède:

C’est dans un spectacle mêlant danse et comédie, que la compagnie Monsieur K et le fameux Romuald Leclerc nous ont éblouis, transportés et fait rire aux larmes. « Ses mimiques à la Jerry Lewis, sa gestuelle digne d’un Marcel Marceau, ses chorégraphies mêlées d’élégance et d’humour font de lui un ovni du monde de la danse » Daniel Gros. Un spectacle unique.

Recuerdos:

Après une brève mise en contexte avec le flashmob, c’est dans un cadre exceptionnel, (lePlan du Bourg) que s’est déroulé cette nouvelle création d’Antonia Flamenco. Hommes, femmes et enfants, dansant, jouant musique et comédie, contant, chantant la guerre civile espagnole, évoquant le parcours de femmes anonymes, dignes et héroïques durant cette tragédie. Un spectacle chargé d’histoire dans un lieu chargé d’histoire, avec de l’émotion, de l’art et des couleurs. Un tableau de maître, vivant, vibrant.

 


Théâtre en Maurienne

8 juillet

Si St Georges m’était conté:

Cette dernière journée du Festival Merci les Potes à clôturé avec une note d’histoire et d’humour une semaine mouvementée et haute en couleurs et personnages.  tout d’abord une création sur l’histoire et le patrimoine local avec les talents locaux suivi d’un repas spectacle citoyen animé par Théâtre en Maurienne. L’occasion de laisser à tous une chance de monter sur scène, de participer une dernière fois au festival et de se dire au revoir, jusqu’à l’année prochaine.

En résumé, cette nouvelle édition du Festival Merci Les Potes fut pour moi un nouveau défi, tant par la quantité que la variété des différents spectacles présentés sur la semaine. Les lieux exigus, la pénombre, les spots comme l’énergie des artistes étaient des éléments à prendre en compte et à gérer sur l’instant, tout autant de difficultés qui m’ont parfois permis de me surpasser. Comme chaque année, je remercie Daniel Gros de m’avoir entraîné dans cette aventure artistique, culturelle, humoristique, musicale mais avant tout humaine. a l’année prochaine.